Trois Balanot disponibles RDV personalisé sur demande

Addresse

1 bis rue Boissy d’Anglas

06000 Nice

Tanya

Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi

06 24 99 83 58

Sarah

Samedi soir et Dimanche soir

06 11 50 13 19

Standard

24/24

04 93 80 87 13

 le Mikvé, à l’origine

En 1967, Joseph PARDO z’l fondateur de la communauté A.T.I.S., réalise un ambitieux projet : la construction d’un mikvé à Nice, opération effectuée sous le contrôle du grand DAYAN Rav Avrohom HOROWITZ zts’l de Strasbourg et Jérusalem, du Rav Dovid FRAND de Londres, et du Rav Moché MERGUI de Nice.

Ce mikvé est devenu un lieu d’importance régionale, son rayonnement s’étendant jusqu’à Marseille d’où certains n’hésitaient pas à se déplacer pour bénéficier de ce bain nouvellement créé en toute garantie de conformité rituelle.

Il faut souligner le rôle de Madame Renée SEBAG et de Madame Ruth PARDO z’l qui ont largement contribué à en faire un lieu convivial, par leur dévouement accueillant auprès des femmes de la communauté.

ANCIEN MIKVÉ

Après quarante ans de loyaux services, force fut de constater que le dispositif avait subi les outrages de l’âge et qu’en particulier le système de recueillement des eaux de pluie présentait des altérations qui auraient pu remettre en question la continuation de son usage en cas d’aggravation.

Dayan Rav HOROWITZ 1967

Il fut donc décidé à l’initiative du Rav Eliyahou MERGUI de procéder à sa fermeture et de rénover les lieux en y établissant un nouveau Mikvé, projet confié à l’architecte d’intérieur Rodolphe DOUILLET, maître d’œuvre.

Le concept et le suivi ont été ceux du Rav Nachum ROSENBERG, spécialiste international des Mikvés, qui s’est déplacé bénévolement plusieurs fois des Etats-Unis, et n’a pas ménagé son temps sur place aux moments clefs de la réalisation du mikvé.

Le DAYAN Rav Shmouel Akiva Yoffe SCHLESINGER de Strasbourg et le Rav Moché MERGUI de Nice ont donné leur approbation officielle et vérifié les processus de recueillement et d’alimentation en eau de pluie.

De son côté le président de l’A.T.I.S., Alain PARDO, a mis tout en œuvre pour la réussite du projet et de son financement qui a trouvé en la famille Ra’hamim COHEN et ses enfants un généreux mécénat pour la plus grande partie du budget, sans lequel rien n’aurait pu être fait.

Ce fut donc là un ambitieux projet pour la communauté, reflétant l’importance accordée par nos sages à l’édification d’un Mikvé, ceux-ci ayant été jusqu’à statuer qu’il a préséance sur la synagogue ou sur l’école.

Le Mikvé, comment?

La première des choses et non des moindres fut de préparer le local, c’est-à-dire de dégager les volumes nécessaires tout en respectant les contraintes de construction qui marquaient les limites du possible en étendue et en profondeur.

Malgré toutes les difficultés présentées par la configuration des lieux, l’espace fut aménagé pour permettre la réalisation d’un mikvé pour les dames et d’un mikvé pour les ustensiles et les hommes, ainsi que deux salles de bain indépendantes pour les femmes. La conception et la construction des Mikvés ne sont pas une affaire banale, et bien qu’il s’agisse de bain, il ne s’agit pas de simples bassins, on peut s’en douter…car sinon, pourquoi cet investissement considérable à la fois en termes de volume de maçonnerie et de volume financier ?

Le Mikvé est un concept complexe, une réalisation sophistiquée, qui a pour but de reconstituer la disposition naturelle d’une source, d’un bassin de rassemblement d’eau …………….. (Chemini 2,13) selon la Torah. L’idée est simple mais paradoxalement nécessite une grande attention et une réflexion scrupuleuse tout au long du processus de sa réalisation, dont voici les grandes lignes :

La récupération des eaux de pluie se fait par une dalle de 30m² sur toiture, parfaitement lisse, tout en étant reliée à la terre, à l’instar des bassins (cinq prises de terre en tout sur l’ensemble).

L’adduction garantit la circulation de l’eau de façon parfaite, éliminant tout risque de stagnation ou de rétention, ne serait-ce du fait de simples rugosités.

Les chenaux de conduction sont finement lissés d’un mortier au sable de rivière (sans aspérités).

Last but not least, enfin, quatre bassins constitués par deux Mikvés et deux réserves d’eau pluviale, ayant nécessité en tout seize mètres cubes de béton ferraillé serré et coulé monolithiquement (une seule pièce sans reprise d’œuvre) en double coques séparées par un matériau ayant fonction de parasismique et d’isolant d’étanchéité.

Les bassins d’eau pluviale contiennent chacun 2000 litres. Il s’agit des 2000 litres nécessaires, disposés en deux bassins superposés de 1000 litres chacun et séparés par une cloison de plexiglas (Bor al Gabé Bor) munie d’une ouverture (de 10 x 10 cm) qui permet le contact entre les masses d’eau, de les unifier et créer de fait un continuum tout en préservant le volume d’eau de pluie du dessous qui, elle, reste inchangé (ceci pour des raisons de lois de la physique qu’il n’est pas possible ici d’expliquer). L’eau du bassin inférieur est, en quelque sorte, un fond garantie qui donne à tout le reste son statut et en cautionne donc, la Cacherout. (Hachaka).

Le mikvé des dames a trois niveaux, ces paliers successifs permettent l’ajustement de la taille pour un meilleur confort.

Notons qu’une Balanit (responsable du Mikvé) et ultérieurement deux ou trois dames se relayeront pour accueillir toutes les dames de la communauté. Ces Balanit ont été choisies pour leur discrétion, leur affabilité, et leur conscience religieuse dans le respect attentionné pour chacune.

Le Mikvé de la Tévilah est destiné à la cachérisation de tout instrument de cuisine et vaisselle. Le Mikvé pour les hommes, équipé de douches, rentre en fonctions les veilles de Chabat et fêtes.

L’hygiène n’est pas moins garantie que les règles de la Halah’a : l’eau du bain est changée très régulièrement, des produits spécifiques en maintiennent le p.h. et la qualité sanitaire, et de plus des prélèvements sont faits et analysés systématiquement.

Des caméras surveilleront la rue afin d’assurer la sécurité des dames.

L’esthétique n’a pas été négligée et une belle mosaïque tapisse agréablement les bassins.

L’ensemble des lieux respire le bon goût, la sobriété et le professionnalisme du fini.

Un Mikvé doit répondre à six conditions :

  1. Le Mikvé ne peut être constitué d’aucun autre liquide que l’eau.
  1. Le Mikvé doit être creusé à même le sol ou faire partie d’un édifice ayant des fondations dans la terre. Il ne peut être constitué d’un récipient susceptible d’être démonté et remonté ailleurs tel que bacs, tonneau, caisson, etc.
  2. L’eau du Mikvé ne doit pas fuir. La seule exception à cette règle sera le cas d’une source naturelle.
  3. L’eau du Mikvé ne peut être puisée, c’est-à-dire qu’elle ne peut être conduite au Mikvé par une intervention humaine directe.
  4. L’eau ne doit pas être canalisée au Mikvé par quoi que ce soit qui risque de devenir impur. En conséquence on ne peut utiliser à cette fin aucune canalisation ni aucun récipient de métal, d’argile ou de bois.
  5. Le Mikvé doit contenir au moins quarante Séas, trois coudées cube, quantité arrondie à mille litres.